Café Philo Sophia – Maison du Malpas


Conférences

 CONFERENCE_CATHERINE_LARRERE_COLOMBIERS_2014

CONFÉRENCE-DÉBAT
VENDREDI 7
FÉVRIER 2014 A 18H30

SALLE DU TEMPS LIBRE DE COLOMBIERS
Entrée libre

La relation de l’homme avec la nature :
peut-on échapper au dualisme naturaliste?

Par Catherine Larrère

Le Café Philo Sophia ouvre ses portes au public, comme chaque année, vendredi 7 février à la salle du Temps Libre de Colombiers pour accueillir Catherine Larrère, philosophe à l’Université de Paris I, spécialisée sur les questions éthiques et politiques liées à la crise environnementale, et développant une philosophie de l’environnement qui renouvelle considérablement la manière dont jusqu’à présent nous posions la question de la crise écologique. Ecrivant à quatre mains avec son mari (Raphaël Larrère, ingénieur agronome et directeur de recherche à l’INRA) un livre intitulé « Du bon usage de la nature. Pour une philosophie de l’environnement », ils s’attachent à montrer l’urgence de penser l’humanité non pas comme « exception humaine » radicalement étrangère à la nature, mais au contraire de réaffirmer son appartenance à cette dernière, et de réconcilier ainsi une vision centrée sur l’homme (anthropocentrisme) et une vision centrée sur l’écosystème (écocentrisme). Plutôt que de vouloir diviniser l’homme, il faut au contraire affirmer son attachement à la nature et sa parenté avec elle. L’homme, mais aussi toutes ses activités et toutes ses œuvres, sont de et dans la nature. Nous agissons sur elle –et donc nous avons tendance à la faire nôtre – mais sans cesser de lui appartenir ! Ainsi, même les objets techniques fabriqués par l’homme, dont on assure plutôt mal la maintenance de leur devenir aujourd’hui,  sont des objets hybrides (à la fois naturels et sociaux) qui vont nécessairement finir par s’intégrer dans ce que nous pourrions appeler la « techno-nature ». Par conséquent, plutôt que de penser la nature comme « dehors » de l’humanité, et l’humanité comme « hors nature », il est urgent de s’intéresser  à leurs interactions et à leur coexistence  pacifique. C’est à un nouveau « paradigme des relations homme-nature » que nous convie Catherine Larrère, qui intègre les nouveaux modèles scientifiques de l’écologie, et dépasse à la fois celui de la modernité triomphante et l’arrogance d’un Prométhée partant à la conquête de la nature, mais aussi celui d’une pensée anti-technique dénonçant l’homme-prédateur au profit d’une nature originelle dont seuls les fins ultimes devraient être prises en compte. Car inverser les signes ne suffit pas. Comment donc échapper à un tel dualisme, comment habiter notre demeure de la façon la plus viable possible, quel « bon usage » de la nature est possible ? Nul doute que Catherine Larrère abordera ces questions… Elle dédicacera son livre après la conférence.
Conférence-débat vendredi 7 février 18h30 à la salle du Temps Libre de Colombiers (qui sera suivi d’un apéritif offert par l’association Philo Sophia).

CONFERENCE_CATHERINE_LARRERE_COLOMBIERS_2014

 

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Compte-rendu de la conférence de Ruwen Ogien
(Pour une morale minimale – Colombiers – 2013) – par Daniel Mercier

Contenu de la conférence de Ruwen Ogien – Colombiers – 15/02/2013 (texte antérieur)

Conférences ogien_1-237x300 ogien_2-300x201

CONFERENCE VENDREDI 15 FEVRIER 2013 A 18H30
RUWEN OGIEN

SALLE DU TEMPS LIBRE (COLOMBIERS)

« Pour une morale minimale ? »

À quelles conditions les questions de bioéthique contemporaines relèvent-elles légitimement d’une législation d’État ? Celle-ci, au nom d’une morale universelle valant pour tout un chacun, ne risque-t-elle pas d’empiéter sur ce qui devrait rester le domaine du “bien personnel” ? Derrière ces questions, c’est le choix pour une certaine conception de la morale qui est posé : sommes-nous pour une morale maximaliste qui règle nos comportements vis-à-vis d’autrui mais aussi vis-à-vis de nous-mêmes ? Ou bien pour une “morale minimale” s’appuyant sur le seul principe de la “non-nuisance à autrui” ?
Ruwen Ogien, dont l’inspiration philosophique est anti-autoritaire, défend cette seconde thèse. Il fera notamment référence à son dernier livre, “L’influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine”, qu’il dédicacera ainsi que ses autres livres après la conférence.

Ruwen Ogien est un philosophe français contemporain. Directeur de recherche au CNRS, membre duruwenogien-134x150 Centre de recherche Sens, Ethique, Société (Université Paris Descartes). Ses travaux portent notamment sur la philosophie morale et la philosophie des sciences sociales. Formé à Bruxelles, Tel-Aviv, Cambridge, Paris, Columbia et Montréal, il se rattache à la philosophie analytique. Sa thèse de philosophie, sous la direction de Jacques Bouveresse, a été publiée sous le titre La faiblesse de la volonté. Ses domaines de recherche actuels sont la philosophie morale et la philosophie des sciences sociales. Il s’efforce de mettre au point une théorie éthique qu’il nomme “ éthique minimale “. C’est une éthique d’esprit anti-paternaliste qui voudrait donner des raisons de limiter autant que possible les domaines d’intervention de ce qu’il appelle, à la suite de John Stuart Mill, la “ police morale “. Finalement, ce que Ruwen Ogien nomme “ éthique minimale “ tend à se réduire au seul principe de ne pas nuire aux autres. En conformité avec cette conception générale de l’éthique, il soutient la liberté de faire ce qu’on veut de sa propre vie du moment qu’on ne nuit pas aux autres, ce qui implique la décriminalisation de la consommation de stupéfiants, de toutes les formes de relations sexuelles entre adultes consentants, et de l’aide active à mourir pour ceux qui en font la demande. C’est dans l’ouvrage paru en 2007, « L’éthique aujourd’hui. Maximalistes et minimalistes » (Gallimard, coll. “ Folio essais “, 2007), que Ruwen Ogien développe de façon systématique cette éthique minimale. Son dernier livre, L’influence de l’odeur des croissants chauds sur la bonté humaine et autres questions de philosophie morale expérimentale (Paris, Grasset, 2011), qui se lit comme un polar, reprend sa thèse à partir de nombreuses expériences de pensée de psychologie morale. Remettant en cause nos conceptions morales habituelles, son propos nous plonge souvent dans une grande perplexité…

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CONFERENCE VENDREDI 16 MARS 2012 A 18H30

Salle du Temps libre à Colombiers

« COMMENT ÊTRE LIBRE SI L’ON EST DETERMINE?
L’ETHIQUE DE SPINOZA ENTRE NECESSITE ET LIBERTE »

Par Pascal SÉVÉRAC
Maître de Conférences en Philosophie à l’Université Paris-Est Créteil
Directeur de programme au Collège International de Philosophie

CLIQUEZ ICI POUR LIRE LE COMMUNIQUE
DE PRESSE
DE LA CONFERENCE

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CONFERENCE VENDREDI 1er AVRIL 2010 A 18H30

Salle du Temps Libre (Colombiers)

« PEUT-ON SE PASSER DES IDEOLOGIES? »

Par Saül KARSZ

Cliquez ici pour en savoir plus

 pdf Cliquez ici pour accéder au compte-rendu de la conférence

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cpsdubet

Dans son livre « L’Ecole des chances » consacrée à l’analyse de l’école en France, François Dubet se pose la question suivante (qui est d’ailleurs le sous-titre de son ouvrage) : «  Qu’est-ce qu’une école juste ? ». L’école démocratique et républicaine se réclame du principe de l’égalité méritocratique dit « d’égalité des chances », figure cardinale de la « justice scolaire » : il s’agirait d’évacuer au maximum les inégalités de la fortune et de la naissance – inégalités sociales, ethniques, sexuelles et autres – qui caractérisent les individus concrets, et d’ouvrir à tous, en tant qu’égaux, la compétition pour les diplômes et les positions sociales, comme dans le cas d’une compétition sportive. De manière à récompenser le seul « mérite ». Ainsi, alors que les inégalités tenant à la naissance et à l’héritage sont injustes, l’école produirait des « inégalités justes » (concept du grand philosophe contemporain de la Justice, John Rawls)…

Le constat est pourtant très décevant : les efforts de ces dernières décennies pour ouvrir l’école à tous (ce que l’on a appelé « la massification ») n’ont quasiment pas réduit les différences entre catégories sociales du point de vue des écarts de performance scolaire. François Dubet résume ainsi la situation : « Plus un élève est d’origine favorisée, plus il a de chances d’être un bon élève, et plus il est un bon élève, plus il se voit proposer un enseignement de bonne qualité. ». Quelles explications pouvons-nous donner à ce phénomène inégalitaire ? 

En quoi, en effet, cette « égalité des chances » n’est pas suffisamment mise en oeuvre ? Mais que penser de son principe même ? La référence au seul mérite est-elle moralement légitime ? Pouvons-nous nous en passer, ou bien est-elle « une fiction nécessaire » au bon fonctionnement de l’école républicaine ?  Mais surtout, s’il y a une « cruauté » pour les « vaincus », inhérente au principe méritocratique, comment peut-on réduire, atténuer celle-ci ? Que faut-il ajouter à « l’égalité des chances » pour rendre l’école plus juste ?

 pdf Qu’est-ce qu’une école juste? Notes conférence de François Dubet (30/04/10), par Betty Perrin

pdf2006 : François Jullien – L’universel occidental à l’épreuve de la pensée chinoise

pdf 2007 : Sylviane Agacinski – La femme est-elle un homme comme les autres ?

pdf 2008 : Raphaël Enthoven – La philosophie et le sens de la vie

pdf Conférence de Henri ATLAN le 19 janvier 2009 à Colombiers

ppt Diaporama conférence Henri ATLAN “Corps et esprit” – lundi 19 janvier 2009 à Colombiers (34)

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